Pendant de longues années il a été membre de notre Conseil d’ Administration : Laurent Duchesne s’en est allé le 16 janvier à l’âge de 77 ans.
La FRPGL présente à Liliane, son épouse, ainsi qu à toute sa famille, ses condoléances les plus sincères.
Pour l’ avoir connu et estimé, je tiens à lui adresser quelques mots.
Cher Laurent,
Succombant à une longue maladie, tu viens de nous quitter, oui, tu es parti, peut-être pour un autre monde, probablement meilleur que celui, bien malmené, qui est actuellement le nôtre.
La nouvelle de ton décès m’a plongé dans une profonde tristesse.
Professeur de langues anciennes dans divers établissements de la région liégeoise, tu fis ton entrée au Conseil d’ Administration de la FRPGL au cours des années 1990.
En 2002, succédant à Marie-Louise Docquier, tu devins l’ éditeur responsable du périodique de notre association, appelé modestement « Bulletin ». Tâche souvent ardue, dont tu t’acquittas de façon consciencieuse pendant près de vingt ans Avant chaque parution tu m’ envoyais les épreuves pour relecture.
J’ai apprécié ton engagement, ô combien précieux, pour la défense et la promotion des langues et cultures anciennes. J’ ai apprécié également tes qualités humaines, ta discrétion, ta générosité, ta droiture.
Je ne puis m’ empêcher d’ évoquer un souvenir personnel : te rappelles-tu, Laurent, de notre escapade luxembourgeoise ? En guide de préparation de l’ excursion annuelle de 2017, nous sillonnions les routes du Grand-Duché à la recherche de ce vestige romain qu’est l’aqueduc souterrain des Raschpëtzer, situé quelque part au nord de la capitale.
Pilier de notre association pendant plus de deux décennies, tu t’ illustras aussi dans un tout autre domaine, qui t’ était si cher, le handball : tu as marqué cette discipline de ton empreinte dans la région liégeoise, d’ abord comme joueur non seulement dans les clubs locaux (HC Amay, puis Progrès Seraing), mais aussi dans l’ équipe nationale. La carrière sportive achevée, tu t’es investi dans l’ arbitrage avant de revenir dans ton club d’ origine pour y assurer un secrétariat très efficace.
Pourquoi est-ce que je t’ écris ces mots ? N’ est-il pas absurde de s’ adresser à un trépassé ? Non, me vient à l’ esprit ce vers d’ Horace, confiant dans la survie de son œuvre : « Non omnis moriar » (Od. III,30,6) . Toi, le modeste, toi non plus, à l’ instar du poète ambitieux, tu ne meurs pas tout entier, tu es présent, tu es vivant dans la mémoire de maintes personnes et tu y resteras bien longtemps.
Voilà ce que je voulais te dire !.
Care Laurenti, vale !
Hubert